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| 25 février 2008 |
Réforme de l’école primaire à la rentrée 2008 |
| Par Lucile Donnat, APP |
Xavier Darcos a soumis à consultation la réforme de l’école primaire annoncée par Nicolas Sarkozy le 15 février dernier. L’objectif premier de cette réforme est de réduire l’échec scolaire par trois en cinq ans et de diviser par deux le nombre de redoublants au primaire. Cette réforme est-elle la solution miracle ? |
Avant que les textes soient soumis au Conseil Supérieur de l’Éducation, le projet des programmes de maternelle et primaire sera évalué par les enseignants lors d’une demi-journée banalisée après les vacances d’hiver. Ils pourront ainsi faire remonter leurs remarques.
Quels sont les principaux changements ?
Premier changement : le nombre d’heures réduit à 24 heures hebdomadaires au lieu de 26 et du temps consacré au soutien scolaire individuel, « soit un total de 864 heures d'enseignement par an, ce qui reste bien au-dessus de la durée moyenne d'enseignement des pays qui obtiennent les meilleures performances scolaires dans les classements internationaux », a précisé M. Darcos dans son discours. À cela s’ajoute, bien sûr, la suppression de l’école le samedi matin annoncée depuis septembre dernier.
Deuxième changement : les programmes recentrés sur les « fondamentaux » : français et mathématiques. Ainsi, aux CP et CE1, les élèves feront dix heures de français par semaine, et du CE2 au CM2, huit heures par semaine. Pour les mathématiques, tous les niveaux du primaire auront cinq heures d’enseignement par semaine. Parmi les nouveautés, notons l’apprentissage de la multiplication dès le CP (au lieu du CE1) et de la division dès le CE1 (au lieu du CE2).
Troisième changement : l’éducation civique est remplacée par de l’instruction civique et morale. Au programme : formule de politesse, respect de l’intégrité des personnes, l’Union européenne et la Francophonie… C’est dans ce cadre que s’inscrit notamment le souhait de confier la mémoire d’un enfant victime de la Shoah à des élèves de CM2, décision qui avait déclenché une vraie polémique, au début du mois.
Quatrième changement : des stages de remise à niveau seront proposés pendant les vacances scolaires aux élèves en difficulté. M. Darcos indique d’ailleurs que « ces stages seront opérationnels dès les prochaines vacances de printemps, car il y a urgence à agir, chaque fois qu'un enfant présente des lacunes importantes ».
En quoi consisteront ces stages ? « Concrètement, ces stages s'étendront sur une semaine et ils proposeront trois heures d'enseignement par jour en français et en mathématiques. Cet enseignement sera structuré autour de groupes de cinq à six élèves sous la conduite d'enseignants volontaires qui seront rémunérés par des heures supplémentaires », a-t-il expliqué dans son discours.
Le nombre d’heures d’enseignement des langues, bien que valorisé par la volonté du ministre d’équiper en visioconférence des écoles primaires pour l’apprentissage des langues étrangères, reste paradoxalement inchangé.
Qu’en est-il des TICE ?
Si les TICE ne font pas partie des principaux points de la réforme, elles n’ont pas été complètement oubliées. Dans le descriptif des programmes (p.20), on trouve un passage sur les « techniques usuelles de l’information et de la communication ». On y lit notamment que « dès l’école primaire, une attitude de responsabilité dans l’utilisation de ces outils interactifs doit être visée ».
Le B2i niveau école est l’objectif à atteindre pour les élèves. En quittant l’école primaire, ils devront maîtriser plusieurs compétences de base : comment se servir d’un ordinateur (utiliser la souris, les principales fonctions…), utiliser un traitement de texte, envoyer et recevoir des messages, faire des recherches en ligne, trier les informations récoltées et présenter un travail. Ils devront aussi savoir s’approprier un environnement numérique de travail (ENT).
Ce passage sur les TICE insiste surtout sur l’importance du développement critique chez l’élève face aux informations trouvées en ligne, cette compétence étant essentielle à tout internaute.. Il est précisé que les TICE devront être utilisées dans toutes les disciplines.
Cette réforme sera-t-elle la bonne, selon vous, pour réduire l’échec scolaire d’un certain nombre d’élèves ? Ou, au contraire, n’aura-t-elle aucun effet ? Êtes-vous favorable aux changements et nouveautés annoncés par cette réforme du primaire ?
En complément :
Voir la page consacrée à la réforme de l’école primaire et à la présentation des programmes soumis à consultation, sur le site du ministère de l’Éducation nationale.
Par Lucile Donnat, APP
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 | 16 mai 2008, Mes années primaires vont de 69 à 74 avec français et maths le matin. L'après midi était consacré à l'histoire, la géo et leçon de chose . J'ai étudié l'histoire de ma région en parallèle de l'histoire de France la rendant plus attrayante. J'ai le souvenir d'une classe de CE1 étalée dans le salon de l'instit (logement au dessus de l'école) pour l'arrivée d'Apollo sur la lune.
Ma fille est au primaire, je me perd un peu dans les termes employés dans la grammaire (groupe du nom, mot qui conduit) mais je suis satisfaite de son enseignement comme je l'était du mien.Certes, en fin de CE1 elle ne connait pas toute ses tables de multiplications, mais je ne faisais pas anglais informatique et sport. Question culture générale elle bat la petite fille pourtant curieuse que j'étais.
Elle a la chance d'avoir été dans des classe inférieures à 20 élèves depuis la maternelle.
Changer les programmes, revenir en arrière, exiger, cela ne sert à rien si nous ne donnons pas aux enseignants les moyens .
Cela commence par des classes inférieures à 25 élèves de façon à travailler en groupe et revenir sur ceux qui ont des difficultés.
Il n'y a pas toujours les parents derrière pour le faire et le décrochage est impossible à rattraper.
Si le but est de réduire le nombre de fonctionnaires , c'est l'avenir de l'Ecole Publique qui est menacée.
De plus le temps scolaire est très mal réparti en France. Comment caser tous ses enseignements en 24 h par semaine compte tenu du temps des vacances ?
Des d'enseignement mieux répartis dans l'année permettraient de réserver l'après midi aux activités sportives et artistiques qui sont souvent sacrifiées pour boucler le programme de maths et français.
Les autres pays de l'Europe l'ont bien compris. | 27 février 2008frederique, colombes Concernant les heures de soutien qui seront proposées aux élèves, pourront elles avoir lieu après la classe? Mais alors un changement de la durée maximum d'enseignement par jour a-t-il eu lieu? Je croyais que la limite était de 6 h par jour. Qu' en est-il aujourd'hui?  | 25 février 2008stéphane leroy, marquise Je suis Maître E depuis plus de 10 ans dans une ZEP.
A aucun moment, on ne parle des membres du RASED et de leurs missions auprès des enfants et des parents en grande difficulté.
Doit-on penser qu'ils vont disparaître pour financer les heures supplémentaires et le non recrutement des professeurs ? Ou doit on attendre de les informer après les élections municipales ? | 25 février 2008Pascale Touami, Rennes La réforme apporte de bonnes choses , je pense, mais les programmes et les matières enseignées ne sont pas les seuls causes de l'éches scolaire , à mon avis. Le mode de vie des familles a beaucoup changé, et les parents ne sont pas disponibles pour suivre la scolarité de leurs enfants. Les élèves doivent gérer leur vie scolaire comme leurs parents gèrent leur vie professionnelle! Ils sont mis sur le même plan que les adultes , or ils ont besoin du soutien de leurs parents, des encouragements et de leur aide tout simplement! Et là, toutes les réformes du monde n'y changeront rien! | 25 février 2008christine, vineuil (36) Stages pendant les vacances : comment obliger les familles à accepter d'assumer ce soutien ? Surtout quand ils ne sont pas sur place ? (villages en RPI et pas de transport intercommunal pendant les congés scolaires) ce simple détail va décourager certains parents. Sans parler de ceux qui sont obligés de caser les enfants 15 jours chez Mamie à 200km parce qu'ils travaillent pendant les congés...
Les enseignants volontaires ? S'ils boycottent la chose, comment faire ? Dans les zones rurales, ils vont réclamer des indemnités de déplacement en plus des heures supplémentaires...
L'ORS des enseignants va donc diminuer, passant de 26 heures en classe à 24 ? Les deux heures restantes peuvent-elles être mises à profit pour officialiser enfin les séances de concertation, après la classe ?
En tant que parent, je suis favorable à un retour aux fondamentaux. Mais heureusement il ne s'agit pas de faire revivre à mes enfants ma propre scolarité au primaire, où seul le français et les maths étaient enseignés (années 77 à 82). L'arrivée au collège fut difficile, surtout en histoire-géo et en sciences.
Je pense que si l'on revient aux fondamentaux en gardant l'esprit ouvert sur d'autres disciplines, les élèves vont effectivement acquérir de bonnes bases pour attaquer toutes les matières nouvelles au collège, entre autres par une meilleure compréhension des consignes qui leurs seront données, et des documents qu'ils auront à découvrir. |
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