Coccinelle asiatique : L’espèce exotique qui sème la terreur dans nos écosystèmes

un essaim de coccinelles asiatiques

Alors que la coccinelle locale est souvent saluée pour son rôle bénéfique au jardin, sa proche parente d’Asie reçoit un accueil beaucoup moins chaleureux ! La coccinelle asiatique (Harmonia axyridis), bien qu’ayant des ressemblances, est perçue en France comme une menace pour l’écosystème à cause de son appétit dévorant qui déséquilibre la faune insectivore. Avez-vous déjà croisé une coccinelle dont les motifs vous semblaient singuliers dans votre espace vert ? Qu’est-ce qui rend cet insecte si controversé parmi les amateurs de jardinage et les défenseurs de la nature ? Plongeons au cœur du mystère de cette coccinelle asiatique.

Les origines de la coccinelle asiatique : Harmonia axyridis

Nommée scientifiquement Harmonia axyridis, la coccinelle asiatique, comme son nom l’indique, est originaire d’Asie orientale. Introduite volontairement en Europe et en Amérique du Nord dans les années 80 et 90, elle était perçue comme un allié précieux pour combattre les pucerons, véritables fléaux pour nos cultures.

Morphologie et identification : comment la reconnaître ?

Reconnaitre une coccinelle asiatique

Bien qu’elle ressemble à nos coccinelles autochtones, certaines caractéristiques permettent de la distinguer. Sa taille, légèrement plus imposante, varie entre 6 et 8 mm. La variabilité de ses motifs peut prêter à confusion : elle peut arborer de zéro à vingt points noirs sur ses élytres. Cependant, un signe distinctif demeure : une tache noire en forme de ‘M’ ou ‘W’ sur le pronotum, la partie juste derrière la tête.

L’impact écologique : des conséquences inattendues

Si l’introduction de cette coccinelle visait à protéger nos jardins des pucerons, les effets secondaires n’ont pas tardé à apparaître. En effet, dotée d’un appétit vorace, elle ne s’est pas contentée de pucerons, mais s’est également attaquée à d’autres insectes, y compris nos coccinelles locales. Cela a conduit à un déséquilibre, certaines espèces locales étant menacées par cette concurrence alimentaire.

Risques pour la faune et la flore : une compétition féroce

Non contente d’empiéter sur les ressources alimentaires, la coccinelle asiatique présente une autre caractéristique alarmante : elle est porteuse de microsporidies, des parasites microscopiques, potentiellement mortels pour nos coccinelles endémiques.

Pourquoi la juger nuisible ? Un comportement invasif

Outre son impact sur les autres espèces d’insectes, Harmonia axyridis s’est adaptée à nos habitats. Durant les mois froids, elles s’infiltrent dans nos habitations à la recherche de chaleur, devenant ainsi une gêne pour l’homme.

Les mesures à adopter

Si la coccinelle asiatique ne représente pas un danger direct pour l’être humain, il convient toutefois d’adopter certaines précautions pour préserver la biodiversité locale. Évitez l’utilisation de pesticides, qui extermineraient également nos coccinelles locales, et optez pour des méthodes de régulation naturelle. Il peut être judicieux d’encourager les prédateurs naturels de la coccinelle asiatique, comme certains oiseaux ou amphibiens. C’est le cas par exemple avec les mésanges qui sont friandes de ces coccinelles.

Se défaire naturellement de la coccinelle asiatique chez soi

  • Privilégiez les méthodes écologiques pour une approche respectueuse de l’environnement !
  • Collectez-les délicatement à la main ou à l’aide d’un aspirateur, en utilisant un récipient ou un sachet biodégradable.
  • Scellez le contenant de manière étanche et mettez-le au réfrigérateur.
  • Le froid plongera doucement les coccinelles asiatiques dans un sommeil profond avant qu’elles ne décèdent.
  • Laissez-les au frais pendant une journée, puis retirez le contenant.
  • Si vous avez un compost, libérez le contenu du sachet pour une décomposition naturelle.
  • La coccinelle asiatique, victime ou coupable ?

Il est facile de pointer du doigt cet insecte comme étant le responsable de nos maux environnementaux. Toutefois, rappelons-nous que c’est l’intervention humaine qui a introduit cette espèce sur notre continent. Elle est le fruit d’une stratégie de contrôle biologique qui, malgré de bonnes intentions, a engendré des conséquences imprévues.

Vers une cohabitation maîtrisée ?

La coccinelle asiatique est-elle vraiment l’intruse à chasser de nos jardins, ou simplement un rappel de nos erreurs passées ? Au lieu de la diaboliser, comprenons son rôle et cherchons des solutions harmonieuses pour coexister avec elle, tout en préservant notre riche biodiversité locale. Après tout, chaque être vivant mérite sa place sous le soleil, à condition que nous apprenions de nos erreurs passées.

Chris L

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