Comment faire pousser un rosier à partir d’une simple rose ?

Une rose

En plongeant dans l’art ancestral du jardinage, l’une des questions qui revient fréquemment est celle de la multiplication des végétaux. Les rosiers, emblèmes intemporels de nos jardins, ne dérogent pas à cette règle. Découvrez comment, avec un peu de science et de patience, une simple rose peut devenir le prélude à tout un rosier.

De la rose coupée à un nouveau départ

Lorsque vous tenez entre vos mains une rose coupée, la pensée qu’elle pourrait renaître sous la forme d’un rosier florissant peut sembler fantastique. Mais avec les bonnes techniques et les conditions adéquates, c’est une réalité à portée de main.

  1. Importance des Bractées : Si votre rose coupée possède encore des bractées (ces petites feuilles qui se trouvent juste en dessous de la fleur), c’est un bon signe. Ces bractées jouent un rôle crucial dans la photosynthèse, fournissant l’énergie nécessaire au développement de nouvelles racines.
  2. Élimination de la fleur : Avant de commencer le bouturage, retirez la fleur elle-même. Même si elle ajoute une esthétique agréable, elle consommera des ressources essentielles, empêchant la tige de produire efficacement des racines.
  3. Préparation de la tige : Pour assurer la meilleure chance de survie, faites une nouvelle coupe à l’extrémité de la tige. Si la rose a été séparée du rosier depuis un certain temps, les cellules à cette extrémité pourraient être mortes et donc inefficaces pour l’enracinement.
  4. Utilisation d’hormones d’enracinement : L’auxine, une hormone végétale, est votre alliée ici. Elle encourage la croissance des racines. Trempez l’extrémité fraîchement coupée de la tige dans une solution d’auxine ou dans une poudre d’hormones d’enracinement disponible dans les jardineries.

Quand la rose est encore sur pied

Rosier

Si vous avez la chance d’avoir accès à un rosier en pleine floraison, une autre méthode s’offre à vous : celle des graines. Après la floraison, la rose donne naissance à un fruit charnu appelé cynorhodon. En son sein, il contient des graines – ou akènes – qui, une fois mûres, peuvent être semées pour donner naissance à de nouveaux rosiers.

Il est également possible de recourir à d’autres techniques de multiplication végétative. Le bouturage, bien sûr, mais aussi le marcottage, qui consiste à enraciner une partie d’une tige encore attachée à la plante mère.

Les conditions optimales pour la bouture

Bouturage d'un rosier

Il est essentiel de comprendre que, pour maximiser vos chances de succès, la bouture de rosier requiert des conditions spécifiques.

  • Période idéale : La fin de l’été jusqu’au début de l’automne est souvent considérée comme la période idéale pour bouturer les rosiers. Durant cette période, les tiges sont suffisamment matures, mais pas trop ligneuses, ce qui favorise une meilleure prise et croissance des racines.
  • Type de sol : Un mélange de terreau et de sable est souvent recommandé pour les boutures de rosiers. Ce mélange assure un bon drainage, évitant ainsi la pourriture des racines, tout en offrant une texture assez légère pour permettre aux jeunes racines de se développer facilement.

Bouturage en intérieur

Le bouturage en intérieur est une option pour ceux qui n’ont pas d’espace extérieur ou qui vivent dans des régions au climat rigoureux. Pour ce faire, assurez-vous de :

  • Lumière : Placer la bouture près d’une fenêtre bien éclairée, mais sans lumière directe du soleil, qui pourrait dessécher la bouture.
  • Humidité : Maintenir un niveau d’humidité élevé est crucial pour la prise des boutures. Vous pouvez couvrir la bouture avec un sac plastique transparent pour créer une mini serre. Veillez toutefois à aérer régulièrement pour éviter la condensation excessive et la formation de moisissures.
  • Température : Une température stable entre 18 et 24°C est idéale pour encourager la croissance des racines.

Le marcottage : Une autre technique très intéressante

Le marcottage est une technique ancienne qui permet de reproduire une plante tout en la laissant initialement attachée à la plante mère. Pour le rosier, cela s’avère être une méthode efficace et moins intimidante pour certains jardiniers.

Procédé :

  1. Choisissez une branche saine et suffisamment souple pour être pliée jusqu’au sol.
  2. À l’endroit où la tige touche le sol, effectuez une légère incision ou enlevez une petite portion d’écorce. Cette blessure stimulera la formation de racines.
  3. Fixez cette partie de la tige dans une petite tranchée creusée dans le sol à l’aide d’une fourchette ou d’un fil de fer.
  4. Recouvrez cette section de la tige avec du terreau, en laissant l’extrémité de la branche exposée à l’air.
  5. Arrosez régulièrement et attendez. Après quelques mois, lorsque des racines se sont formées à l’endroit de l’incision, la tige peut être coupée de la plante mère et replantée ailleurs.

Cette méthode présente l’avantage de fournir à la future nouvelle plante une alimentation continue depuis la plante mère jusqu’à ce que son propre système racinaire soit suffisamment développé. Elle est particulièrement utile pour les variétés de rosiers qui peuvent être difficiles à bouturer.

Chris L

Bonjour, j'ai plusieurs passions que je tente de partager avec vous au travers de mes sites et notamment sur Infobourg avec le jardinage et l'équipement de la maison. Je vous partage toutes les astuces utiles dénichées ça et là pour que vous ne manquiez rien des dernières trouvailles.