En hiver, le seau d’épluchures continue de se remplir alors que les tontes et les récoltes diminuent. Le composteur reçoit toujours des matières humides. Une réserve de feuilles sèches, gardée à côté, permet de les accompagner sans devoir chercher de quoi mélanger à chaque apport.
Cette réserve se constitue au moment de ramasser les feuilles sur la pelouse. Une partie des feuilles propres peut être mise de côté, à l’abri des pluies directes, dans un contenant qui laisse circuler l’air. Les autres pourront couvrir les massifs ou rester sous une haie.
Cyclad rappelle cette complémentarité entre matières sèches et apports humides dans ses conseils sur les saisons du compost. L’intérêt du stock tient précisément à sa disponibilité : on prélève au fur et à mesure au lieu de tout vider le jour du ramassage.

Le mélange se règle au fil des apports
Après les déchets humides de la cuisine, incorporez une partie des feuilles et mélangez les matières accessibles. Les gros paquets de feuilles tassées se séparent ou se réduisent en morceaux pour mieux s’intégrer. La quantité se règle selon le contenu du composteur, sans dose unique valable pour tous les bacs.
Les restes de citrouille d’Halloween apportent aussi une matière humide. Encore faut-il faire le tri de la lanterne avant le compost : retirer la bougie et les accessoires, et écarter les parties portant des produits décoratifs. La chair et l’écorce restées naturelles peuvent ensuite être coupées en morceaux et mélangées aux feuilles.
À l’ouverture du bac, l’état du mélange permet de suivre les ajustements. Une masse compacte, détrempée et malodorante demande de revoir l’aération et les apports. À l’inverse, si le tas est très sec, y ajouter encore des feuilles sèches ne répond pas au problème. Le froid peut aussi ralentir l’activité du compost pendant cette période.