Faut-il redouter une pénurie des énergies cet hiver ?

mains tendues à la recherche

Les distributeurs d’énergies évoquent un risque réel de pénurie en cas d’hiver rigoureux. En parallèle, le gouvernement d’Emmanuel Macron fait tout pour rassurer les français. Mais il se peut que la coupure du gaz russe nous pose un vrai problème.

Les distributeurs d’énergies lancent un appel à tous les français

Non seulement les prix flambent, mais la pénurie guette dans le secteur des énergies. C’est pourquoi les distributeurs français appellent le pays à limiter, sans attendre, sa consommation d’électricité, de gaz, de carburants et de pétrole. Ainsi, Total Energies, Engie et EDF ont publié un appel commun pour sensibiliser l’ensemble de la population. En deux mots, nous sommes tous invités à économiser l’énergie. “Nous appelons donc à une prise de conscience et à une action collective et individuelle pour que chacun d’entre nous – chaque consommateur, chaque entreprise – change ses comportements et limite immédiatement ses consommations énergétiques, électriques, gazières et de produits pétroliers.” peut-on lire dans cette publication.

Le gouvernement prend des mesures suite à la réduction des importations de gaz russe

Quant au gouvernement, il souhaite que les réserves de gaz soient remplies au maximum de leur capacité dès le 1er novembre 2022. Actuellement, elles ne sont pleines qu’à 59 %. Les exportations russes s’amenuisant, toutes les administrations et les entreprises sont priées de réduire leur consommation de gaz de 10 % en deux ans. Malgré cela, l’État n’a pas déclenché d’alerte pénurie contrairement à une dizaine de pays européens dont l’Allemagne.

La ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré : “Dans l’absolu, et tel que nous bénéficions du gaz naturel liquéfié, nous pourrions nous passer du gaz russe, mais cela suppose que tous les méthaniers arrivent à l’heure et que nous puissions remplir confortablement notre stockage stratégique, que ce qui passe aujourd’hui par l’Espagne fonctionne”. Ce membre du gouvernement d’Emmanuel Macron a ajouté que l’approvisionnement repose également sur l’Algérie et la Norvège.

Mais il faut également considérer la météo. En effet, la consommation des énergies varie en fonction des températures de l’hiver. Dans le cas d’une saison hivernale très rigoureuse, il faudrait pouvoir assurer un approvisionnement suffisant pour permettre au pays de se chauffer. À ce sujet, Agnès Pannier-Runacher a déclaré : “…nous prenons le maximum de mesures tout de suite, en anticipation”, l’objectif du gouvernement étant d’éviter de prendre des mesures telles que l’obligation pour les entreprises de baisser leur consommation de gaz.

Parmi ces mesures visant à anticiper une pénurie, le remplissage total des réserves de gaz souterrains. Aujourd’hui, celles-ci assurent un quart des besoins du pays. Pendant l’hiver, il arrive que ces stocks couvrent deux tiers des besoins par jour. Actuellement, ils ne sont remplis qu’à 59 % de leur capacité. Certes, ce niveau est supérieur à la normale en cette saison, mais le remplissage pourrait bien s’annoncer difficile à cause de la baisse constante des approvisionnements russes.

Quoi qu’il en soit, l’heure est bien à l’inquiétude pour les distributeurs d’énergie qui appellent tous les français à économiser toutes les énergies pour anticiper et faire face aux risques, bien réels, de pénuries selon eux.

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